Séchoirs à noix

Le patrimoine de St-Michel-de-St-Geoirs se découvre au hasard d’une promenade. En témoigne, 2 magnifiques séchoirs à noix, plus que centenaire et affichant fière allure !
Noix de Grenoble
En 1938, la noix de Grenoble fut le premier fruit au monde à recevoir une Appellation d’Origine Contrôlée (AOC).
Claire-voie - Sechoir à noix, St-Michl-de-St-Geoirs

Le long de la vallée de l’Isère, des falaises du Vercors au plateau de Chambaran, les nombreuses noyeraies rappellent l’importance de la culture de la “noix de Grenoble” dans cette région. Ainsi, de nombreux séchoirs à noix, accolés à la ferme ou indépendants font partis du paysage de cette région.

Il reste encore plusieurs séchoirs à Saint-Michel mais très peu en activité. Ils font tellement partie du paysage qu’on n’y prête même plus attention. De plus, bâtiments privés, certains sont inaccessibles à une observation, et la visite s’arrête parfois devant la grille de la propriété. Qu’il soit autonome ou attenant à l’habitation, le séchoir à noix se distingue comme un bâtiment sans comparaison grâce à cette architecture traditionnelle locale.

Séchoir à noix autonome de « La Grange »
Ce premier séchoir à noix semble éternel. Il fut créé par Antoine Marion Veyron en 1902, avec des chênes et des châtaigniers. Cette structure en bois dont la toiture repose sur 8 piliers est composée de 2 niveaux. Le premier niveau est fermé par des claustras formés de lattes horizontales légèrement espacées qui permettent de laisser passer les courants d’air, mais pas le soleil. Sur le pourtour de ce niveau, 2 étages de claies permettent de sécher d’avantage de noix pour un encombrement minimal. Le deuxième niveau, peu visible, est situé sous la toiture, accessible par une ouverture à l’aide d’une petite échelle. Les planchers intérieurs sont constitués d’un lattis à claire-voie. Les noix mises en sac étaient montées grâce à une corde sur poulie au premier niveau ou par une échelle. Ce séchoir pouvait contenir jusqu’à 12 tonnes de noix sèches voir même 14 tonnes certaines années.
Ce magnifique hangar est la propriété de Monsieur Joseph Dye.

Séchoir à noix de « Brosse Ronde »
Sur la route des arêtes à près de 700 mètres d’altitude une jolie petite route sinueuse nous conduit vers le second séchoir à noix au lieu-dit Brosse Ronde. Celui-ci a été construit probablement par le même charpentier Marion Veyron en 1912. Il a fière allure ce séchoir, bordé de chênes et de hêtres dans ce cadre magnifiquement ombragé. Le séchoir à noix repose sur des socles en béton de 50 à 60 cm. Il a été bâti avec des chênes coupés sur place. À l’origine il servait de remise à gerbes. C’était le lieu où l‘on effectuait le battage à la main des céréales, puis le foin et la paille y furent entreposés. Cet imposant édifice est utilisé comme séchoir à noix et près de 5 tonnes y sont entreposées.
Le propriétaire de ce séchoir est M. Bossu-Ragis.

Autres séchoirs à noix
On trouve de façon plus modeste beaucoup de petits séchoirs sur la commune. Ces séchoirs, encastrés dans les corps des granges sont en général de faibles dimensions.
Toujours sur la route des Arêtes, au creux d’un petit vallon, en partie masquée par une grosse bâtisse, on peut apercevoir une grange plutôt singulière. Pas moins de 5 petits séchoirs ornent ce hangar en mur de pisé en prenant appui sur la maçonnerie et sur des piliers en bois juchés sur des dés cimentés. Ceux-ci sont constitués d’un plancher à claire-voie protégé autour par des parois claustras de bois.

Aujourd’hui, force est de constater que la plupart des séchoirs servent désormais de débarras, et certains tendent à disparaître du fait de leur vétusté.

Le séchoir à noix « La Grange ». Vue du 1er niveau avec ses 2 étages de claies.
Le séchoir à noix « La Grange ». Vue du 1er niveau avec ses 2 étages de claies.
Séchoir à noix « La Grange » à 2 niveaux, créé en 1902.
Séchoir de Brosse Ronde
Séchoir de Brosse-Ronde
Séchoirs, route des Arêtes